Une femme, au visage couvert, au parlement Jordanien



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Une femme  qui  couvre totalement  sa chevelure et son visage, au nom de l’islam, a donné un discours au parlement jordanien. Cela aurait dû être interdit au Parlement. le « niqab » invisibilise le visage de la femme alors que la visibilité du visage est « le fondement de la société civile » rappelle le philosophe Michel Serres.

Le problème, c’est qu’aucun verset coranique ne dit que la femme doit couvrir son visage ni même sa chevelure. À qui cette femme obéit-elle alors ? Aux religieux qui ont décidé que tout le corps de la femme était une « awrah » c’est-à-dire ne doit pas être vu. Dans le dictionnaire arabe, le synonyme du terme « awrah » est « saw’ah » qui veut dire ce qui est moche, ce qui une erreur et dont on doit avoir honte.

Ainsi donc des religieux qui prétendent croire en Dieu et croire que c’ est lui qui a créé la femme, considèrent que son œuvre est une honte « awrah» et  une erreur qu’il faut la cacher.

Cependant, un grand problème se pose étant donné que pour ces mêmes religieux, la voix d’une femme est également une « awrah ». Que fait-elle alors cette femme au parlement ? Puisqu’elle ce n’est pas uniquement son visage qui est une « awrah mais aussi sa voix. Selon le discours religieux auquel elle se soumet,  elle n’a pas à faire entendre sa voix au parlement.

L’idée du corps de la femme qui serait une « awrah » ou une « saw’ah » a comme objectif de faire disparaître le corps de la femme de l’espace public, donc d’enfermer les femmes, étant donné que la femme n’existe pas sans son corps. Les sociétés musulmanes en considérant une « awrah » le corps de la femme a séquestré les femmes et le voile intégral est la continuité de cette séquestration dans l’espace extérieur.

La séquestration d’autrui constitue un crime interdit par toutes les lois. Aucun être humain n’a le droit de séquestrer un autre être humain.

Ces religieux ont toutefois trouvé dans le Coran ce qui leur a permis de justifier cette séquestration. Il s’agit du verset 33 de la sourate 33, Les Coalisés, qui appartient à la période de Médine : « Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’islam (Jāhiliyah)[…] ».

Seulement, un autre problème se pose. Non seulement ce verset 33 de la sourate les Coalisés s’adresse uniquement aux épouses du prophète qui sont mortes ils y des siècles, mais le verset 32 qui le précède affirme que les femmes du prophète ne sont pas comme les autres femmes : « Oh femmes du prophète ! Vous n’êtes pas comme les (autres) femmes ». Autrement dit, le verset 33 ne concerne pas toutes les femmes musulmanes. Il est de même pour le verset le 53 de la sourate 33, Les Coalisés : « […] Si vous venez leur demander un ustensile faites-le derrière un hidjab […] ». Ainsi, les religieux qui ont décidé de les élargir son injection à toutes les femmes ne sont pas dans une application du Coran comme ils le prétendent.

Autre chose que toutes les femmes musulmanes doivent savoir, c’est que les musulmans ne mettent pas en pratique toutes les recommandations coraniques. Ils en ont abrogé beaucoup d’entre elles. Pourquoi sont-ils alors aussi intransigeants quant à la mise en pratique des règles qui concernent les femmes au prétexte qu’elles sont inscrites dans le Coran ?

En effet, comme je le démontre dans mon ouvrage #Sortir de l’islamisme, contre le conservatisme, le patriarcat et le fanatisme, la connaissance est la meilleure des armes.

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