Jean-Pierre Sakoune, l’homme qui veut museler l’esprit critique et la pensée libre



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Jean-Pierre Sakoun, l’homme qui veut museler l’esprit critique et la pensée libre

Monsieur Jean-Pierre Sakoun qui se veut défenseur de la laïcité, dont le premier principe est la liberté d’expression, veut museler la pensée et refuse la liberté d’expression. Ainsi, n’acceptant pas ma critique académique de l’ouvrage le Frérisme et ses réseaux, il s’adonne à des attaques visant ma personne, à des diffamations et à du pur complotisme en lieu et place d’arguments et de discussion scientifique et constructive. Une personne qui agit à l’encontre des principes qu’elle prétend défendre dès lors qu’ils se heurtent à ses intérêts personnels ou aux intérêts de ceux qu’elle aime, n’a en réalité pas de principes. Elle fait semblant d’en avoir pour accomplir un rôle politique, faire partie d’un spectacle social et médiatique sans plus. Monsieur Sakoun pense que c’est de l’irresponsabilité de signaler des erreurs dans un ouvrage qui s’adresse aux Français. Assurément, lui et moi, nous n’avons pas les mêmes valeurs. Pour moi, l’irresponsabilité, c’est d’être au courant des erreurs et de se taire. Il me reproche de faire mon travail, car il pense qu’il va à l’encontre de son combat politique. Il ignore que mon combat à moi est la vérité scientifique et le refus d’induire les autres en erreur. Par ailleurs, le combat politique fondé sur des mensonges et des erreurs, notamment au sujet de questions aussi importantes pour la société que les religions, est voué à l’échec. J’ai écrit deux tribunes dans lesquelles j’ai critiqué l’ouvrage Le Frérisme et ses réseaux de Florence Bergeaud-Blackler. La première a été publiée par Le Point https://www.razika-adnani.com/en-france-lislamisme-le… et la seconde par Marianne https://www.razika-adnani.com/le-frerisme-tel-que-le…/). J’ai publié la seconde tribune après que Florence avait totalement nié sur les réseaux sociaux avoir dit dans son ouvrage ce que je lui reprochais : que les wahhabites étaient des piétistes apolitiques et que l’islam n’avait rien à voir avec l’islam politique (ou l’islamisme). De tels propos non seulement sont en total contradiction avec l’histoire de l’islam et sa théologie, mais aussi ils ont des conséquences dramatiques sur la lutte contre l’islamisme. Désigner l’islam politique (ou l’islamisme) comme la cause de tous les problèmes et affirmer que l’islam n’a aucun lien avec l’islam politique, c’est être la porte-parole des Frères musulmans et de tous les islamistes et les conservateurs qui ont mené une lutte acharnée contre tout regard critique porté sur l’islam pour contrer toute réforme de l’islam. Monsieur Sakoun justifie sa violence verbale et le fait qu’il veuille empêcher la critique académique d’un ouvrage par : « ce n’est pas le moment ». Selon lui, ce n’est pas le moment de faire une critique académique d’un ouvrage. C’est étonnant à quel point cela me rappelle le discours les conservateurs algériens qui, à chaque fois que les femmes soulevaient le problème du code de la famille, leur répondaient :  » ce n’est pas le moment ». Quant au fait de m’accuser de jouer contre mon camp, Monsieur Sakoun ignore qu’un scientifique n’a pas d’autre camp que celui de la vérité et de la cohérence avec les règles de la logique et de la réalité. Je défends la vérité et je fais tout pour rester honnête avec ceux qui me lisent. L’expression de camp que Sakoun utilise en parlant de recherche scientifique donne une idée sur sa personne qui est prête à mentir en pensant défendre son camp.

Voici la réponse au texte (ci-dessous image jointe) diffamatoire et violent que Monsieur Sakoun a publié contre ma personne que j’ai publiée également sur son compte facebook.

Monsieur Jean-Pierre Sakoun, croyez-moi quand j’écris que le seul irresponsable est celui qui pense que faire une critique académique d’un livre ou dénoncer des erreurs historiques et théologiques est interdit, notamment quand cela vient de la part d’une personne qui prétend défendre la laïcité. Le seul irresponsable est celui qui tient des propos comme les vôtres. Je vous donne cependant une chance de vous rattraper. Je vous demande de démontrer, « allez-chiche », que ce que je reproche à l’ouvrage de Florence Bergeaud-Blackler n’est pas fondé ou que j’ai mal compris ses propos. Allez, relevez le défi, je vais même vous aider. Faites un effort, je vous oriente.

Démontrez-nous que Florence Bergeaud-Blackler ne dit pas dans son ouvrage que les wahhabites sont des piétistes apolitiques qui n’ont aucun projet idéologique. Démontrez-nous qu’elle ne dit pas, sans aucune argumentation, que les Frères musulmans ne suivent aucune école juridique. D’ailleurs, demandez-lui pourquoi les Frères seraient des islamistes s’ils ne suivent aucune école juridique, c’est à-dire aucun Droit musulman (qu’on appelle aujourd’hui la charia). Démontrez-nous qu’elle a su définir le concept «frèrisme » dont elle parle et expliquez-nous ce qui elle désigne exactement par ce terme.

Vous voyez, Monsieur Jean-Pierre Sakoun, c’est cela le débat. Si vous pensez être capable de le mener, revenez vers moi. Je vous assure que seule une argumentation logique et objective me fera changer d’avis. Pour le reste vous perdez votre temps et vous discréditez la parole de ceux que vous croyez défendre.

Razika Adnani

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