Razika Adnani « L’affaire Chafika : l’offensive de l’obscurantisme »

La presse algérienne évoque une situation grave et inadmissible : une enseignante, Mme Mahtout Chafika, est victime de pressions et de menaces de mutation par sa directrice pour avoir refusé de porter le voile. 

Personne n’a le droit d’utiliser son autorité administrative ou autre pour imposer à une femme le port du voile. Non seulement parce qu’aucun texte coranique ne dit clairement que la femme doit se couvrir la chevelure, mais aussi parce que cette pratique méditerranéenne ancestrale est révolue et surtout parce que l’Algérie n’est pas une société mono confessionnelle ; les Algériens ne sont pas tous musulmans et au sein de l’islam il y a plusieurs islams. Ensuite parce que la liberté de conscience est un droit intrinsèque à la personne humaine. Elle est reconnue par la Constitution algérienne qui stipule dans l’article 42 que « la liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables ». Une société civilisée est administrée par des lois que les individus mais aussi l’État ont le devoir de respecter. Les convictions religieuses des uns et des autres ne doivent jamais prévaloir sur le droit sinon c’est le retour à la loi du plus fort et à l’état de guerre de tous contre tous. 

Razika Adnani

لا يحق لأى أحد استخدام سلطته الإدارية لإجبار أية امرأة على ارتداء الحجاب. ليس فقط لأنه لا يوجد هناك أي نص قراني صريح يفرض على المرأة تغطية شعرها، لكن أيضا لأن هذه العادة الاجتماعية بالية وخاصة لأن الجزائر ليست مجتمعًا أحادي المعتقد؛ ليس كل الجزائريين مسلمين والإسلام نفسه متعدد حسب فهم المسلمين للنصوص وعلاقتهم بها. إن حرية الاعتقاد أو عدم الاعتقاد حق يرتبط بكيان الإنسان والدستور الجزائري يضمنه في المادة 42 الذي يؤكد على أن حرية الضمير وحرية الرأي مصونتين.  إن المجتمع المتحضر تنظمه قوانين يجب احترامها من طرف كلا من الأفراد والدولة معا. لذلك فالمعتقدات الدينية لفريق أو لآخر لا يمكن أن تكون أعلي من القانون وإلا فإنها العودة إلى سلطة القوى على الضعيف وإلى حالة الحرب الكل ضد الكل

Razika Adnani

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