Razika Adnani : apprendre l’arabe est inutile pour lutter contre l’islamisme

Dans une tribune du Figaro d’hier, intitulée «L’apprentissage de l’arabe est inutile pour lutter contre l’islamisme».
( Prends ça dans les dents, Blanquer ! )
Razika Adnani , pointe quelques évidences quant aux rapports de El Karoui et de l’institut Montaigne à propos de cet « apprentissage de l’arabe à l’école » .

Razika Adnani est philosophe et islamologue. Elle est membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France et directrice fondatrice des Journées internationales de Philosophie d’Alger. Elle a contribué aux travaux du séminaire «Laïcité et fondamentalismes» organisés par le Collège des Bernardins. Son dernier ouvrage s’intitule Islam: quel problème? Les défis de la réforme (UPbublisher, décembre 2017).

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Voici quelques extraits de la première partie de cette tribune, ceux concernant l’enseignement de l’arabe à l’école

« Apprendre l’arabe serait donc un moyen pour lutter contre l’islamisme, ce qui est tout à fait absurde. Il suffit de regarder les pays du sud de la Méditerranée, l’Algérie ou le Maroc par exemple, pour réaliser que l’arabisation ne les a pas empêchés de sombrer dans le salafisme et le radicalisme.
C’est même le contraire qui est vrai. « 

« la langue arabe est la langue du Coran, elle est liée à l’islam et celui-ci est depuis des siècles dominé par le discours salafiste et fondamentaliste »

« Selon eux, l’apprentissage de la langue arabe à l’école empêcherait les enfants de confession musulmane d’aller à la mosquée pour apprendre la langue arabe ce qui les expose au discours radicaliste islamiste.
Or, les parents n’envoient pas leurs enfants à la mosquée pour qu’ils apprennent la langue arabe, mais la religion musulmane. »

Ce qu’elle dit est entièrement vrai.

Dire, comme les complices et les idiots, complices eux aussi, qu’ « enseigner l’arabe à l’école évite que les enfants aillent se faire endoctriner à la mosquée » est d’un ridicule absolu !

C’est comme si quelqu’un prétendait que, autrefois, les catholiques envoyaient leurs enfants à l’église pour apprendre le latin !

Un ridicule sans nom !

Où est donc passé le bon sens dans notre pays ?

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La suite de la tribune parle du clergé musulman qu’ il faudrait, paraît-il, créer parce qu’il n’existe pas.

Pourtant Razika Adnani dit :
« Quant à l’idée d’un clergé ou d’un grand «imam de France» qui unifierait la voix des musulmans, tout d’abord, il faut rappeler que le monde chiite a toujours eu un clergé (des imams et des ayatollahs).
Pourtant, la situation de l’islam chez les chiites n’est pas meilleure que chez des sunnites.
Ensuite, si on ne reconnaît pas dans le sunnisme une autorité suprême cela ne signifie pas qu’elle soit inexistante.
La mosquée al-Azhar au Caire par exemple occupe en quelque sorte ce rôle. Pourtant, le monde sunnite n’a pas pu sortir de l’impasse dans laquelle il s’est retrouvé. « 

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La fin de cette tribune est moins brillante :
Croire à une réforme possible de l’islam !

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