Razika Adnani – La nécessaire réconciliation

On peut désirer, par exemple, un ordinateur dans une vitrine ou une voiture garée dans la rue sans avoir le droit de les posséder. Quand une conscience considère la violence « comme un moyen auquel aucun obstacle ne résiste », elle ne la voit plus comme immorale et hideuse.

Bien au contraire, elle l’aime, la glorifie et par conséquent s’abstient de la condamner. Le problème devient alors plus compliqué et plus dangereux, car ne pas condamner la violence, quand bien même elle est le moyen de faire valoir un droit, c’est lui permettre de s’approprier la valeur morale de la fin, de devenir en elle-même une valeur morale. C’est alors tout le système du bien et du mal qui est perturbé et menacé. 

Editeur en Algérie
Dalimen, 2013
ISBN : 978-9931-306-98-6

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