Jamais je n’ai été aussi triste un 8 mars

Jamais la date du 8 mars, symbole du combat des femmes pour leurs droits, n’a été en Algérie autant marquée par le renoncement aux droits et libertés. 

La nouvelle Constitution promulguée le 30 décembre 2020 a privé le peuple Algérien de ses droits et libertés individuels et fondamentales. Les droits de l’Homme n’y sont plus garantis. Ils sont remplacés par les droits fondamentaux, vague expression dont le contenu peut varier d’une société à une autre et d’une culture à une autre. Quant au droit à la liberté de conscience (liberté de croyance dans la version arabe de la Constitution) qui fait partie des droits universels de l’Homme, il a tout simplement été supprimé. 

Dans un pays où la Constitution ne reconnaît pas les droits humains tels qu’ils sont inscrits dans la Déclarations universelle des droits de l’Homme, le combat pour la liberté et l’égalité devient plus compliqué. Dans toutes les sociétés où la modernité recule, car ces droits humains sont des acquis de la modernité, les femmes sont les premières perdantes même si les hommes ne sont pas épargnés.

Cependant, ce qui me plonge dans une grande incompréhension, c’est l’absence de réaction chez les Algériennes et Algériens face à cette privation de leurs libertés fondamentales dans les textes de la Constitution. Comment expliquer qu’un peuple tout entier néglige autant les textes de lois qui déterminent le cadre de ses libertés ?  Comment expliquer que l’Algérie qui vit sous le rythme du mouvement populaire qui réclame la liberté, soit aussi inerte devant la surpression de ses libertés fondamentales telles qu’elles sont inscrites dans la déclaration des droits de l’homme ? 

Razika Adnani

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